Présidentielle 2027 : le verdict qui peut tout changer pour Marine Le Pen

upday.com 4 hours ago
Marine Le Pen au Palais de Justice de Paris lors de son procès en appel (Image symbolique) (Photo by Tom Nicholson/Getty Images) Getty Images

La Cour d'appel de Paris rendra sa décision le 7 juillet dans l'affaire des assistants parlementaires du Rassemblement National. Ce verdict déterminera l'avenir politique de Marine Le Pen, notamment sa capacité à se présenter à l'élection présidentielle de 2027. La cheffe de file de l'extręme droite, condamnée en première instance à deux ans de bracelet électronique et cinq ans d'inéligibilité avec exécution immédiate, a annoncé qu'elle trancherait sur une quatrième candidature présidentielle immédiatement après cette décision.

Les avocats généraux ont requis quatre ans d'emprisonnement dont trois avec sursis contre Marine Le Pen, assorti d'une amende de 100.000 euros et de cinq ans d'inéligibilité. Une telle peine l'empęcherait de se présenter en 2027. Pour pouvoir candidater, l'ancienne présidente du RN a besoin d'une peine maximale de deux ans d'inéligibilité et d'une peine de prison avec sursis.

Plaidoirie de la défense

Me Rodolphe Bosselut, avocat de Marine Le Pen, a conclu mercredi sa plaidoirie de deux heures en interpellant les magistrats sur l'enjeu politique de leur décision. «La voilà à l'orée d'une élection primordiale pour le pays. (...) Mais cette élection présidentielle rend l'arręt que vous aurez à rendre vertigineux», a-t-il déclaré. Il avait débuté en affirmant : «Avec le respect que je vous dois, je vous le dis, ce n'est pas un cadeau».

La défense conteste l'accusation de détournement de fonds publics, arguant que les eurodéputés ne sont pas les ordonnateurs de ces fonds. Me Bosselut a tourné en dérision le concept de «système» évoqué par l'accusation, parodiant Charles de Gaulle : «On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant le système, le système, le système! C'est très accrocheur, mais c'est un détournement de fonds d'atmosphère...» Sa consœur Me Sandra Chirac-Kollarik a souligné que le nombre de contrats et les sommes contestées restaient inférieurs au plafond théorique autorisé par le Parlement européen.

L'accusation et le contexte

Le parquet accuse Marine Le Pen et le Rassemblement National, ainsi que dix autres cadres, d'avoir détourné 1,4 million d'euros de fonds publics. Selon l'accusation, les assistants parlementaires des eurodéputés RN étaient rémunérés par l'argent européen mais travaillaient exclusivement pour le parti. Le ministère public présente Marine Le Pen comme l'instigatrice d'un système, d'abord artisanal puis industriel, qu'elle aurait mis en place à la suite de son père Jean-Marie Le Pen.

L'atmosphère de ce second procès s'est révélée nettement plus apaisée que lors du premier, avec une écoute remarquée du président du tribunal. Marine Le Pen a déclaré aux journalistes après l'audience : «Plus (la décision était rendue) tôt, mieux je me portais». Elle avait plaisanté la semaine dernière : «Je suis croyante... alors je crois aux miracles». La triple candidate malheureuse à la présidentielle attend désormais le 7 juillet, près de cinq mois après la fin des débats, pour connaître son sort politique.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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